La canette

Mon, 09 Apr 2012 10:05:08

 

La vie est comme une canette à la mer,
Mi alcool, mi espoir.
Une sorte de fantaisie d'outre tombe.

Un taxi plein de nazis.
Une bimbo dans un coffe shop.
Alors il prit son vélo
Et d'un ton négligé se jetta sur les badots,
Pour se retrouver pieds liés
Avec ses amis sur un radeau,
buvant des heinekens jusqu'à l'aube.

Il se rendit enfin compte
Que le monde était une daube :
Alléchant mais dur à digérer.

L'envol

Sat, 24 Mar 2012 16:24:15

 

 

J’ai fait un rêve,
Un rêve où tous les hommes se transformaient en oiseaux.
Et nous volions tous ensemble,
Tous mus par la liberté.
Ces immeubles dont nous étions prisonniers,
Nous les dominions,
Ils nous servaient à voir ;
Voir la ville comme nous ne pouvions le faire,
Ces voitures vides, arrêtées,
Et la danse des feux devenus solitaires.
Nous dansions dans le ciel,
Et rien n’était plus beau.

Puis nous nous éprîmes de nouveaux horizons,
Et nous partîmes, ensemble, dans un long voyage,
Pour découvrir ces paysages de terres inexplorées,
Que seule la télévision nous laissait entrevoir.

Obsèques des sentiments

Sat, 24 Mar 2012 16:22:57

 

 

Deux semaines sont passées.
Dans la cour les feuilles sont tombées.
La chanson se met à pleurer.
L’automne laisse place à l’hiver.
Ce sentiment, lui, fleuri à nouveau :

Frappant mes lèvres pour ressortir.
Une fois encore je prends cette pelle,
Et me rend dans ce cimetière de l’esprit,
Pour me cacher, creuser au plus profond,
Enfouir encore ces idées nourricières.

Ma prière meurt de n’avoir de dieu
Assez humains pour la réaliser,
Condamnant ma vie à un tombereau de souffrances.

Mais la terre se nourrit des passions,
Et les bourgeons patiemment attendront ton retour,
Si chaleureux et si éphémère.

La chanson s’arrête, sur un flot moribond ;
Gardant sur un banc aux couleurs claires,
Une place pour t’accueillir parmi les fleurs fanées.

Jour de travail

Sat, 24 Mar 2012 16:18:11

 

 

Mes doigts parcourent le clavier.
Déjà plusieurs années que je suis enfermé,
Que je sens les rayons courir sur mon échine.

Mon esprit s’égare dans la lumière de l’écran
Trahissant mon ennui face à ces travaux béants.
Le fil s’égare et se rompt, la cravate m’étreint
J’ai envie de courir et je reste péquin.

La hiérarchie faisant, un appel me harcèle,
M’extirpant du cocon digestif, de la fin de saison.
Ecrasant de sa banalité, la légèreté de mes rêves,
Incongrus je l’accorde, en ces temps de récession.

Les amants inconnus

Sat, 24 Mar 2012 16:15:05

 

 

Quant on se regarde,
Qu’on ne sait pas quoi dire,
S’immiscent alors des choses futiles,
Et l’on tente de sourire.

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